Quatre ans après la toute première version de CASTLEVANIA, sortie dans un premier temps sur Famicom Disk System en 1986, KONAMI demande aux Hongrois de NOVOTRADE de porter le soft sur Amiga.
Faut dire qu'ils sont plutôt bien placés pour être directement sur le terrain... Si vous êtes nul en géographie, sortez une carte ou jouez à JelloGraphy !
Inutile de vous parler de CASTLEVANIA, tout le monde connait ?! Ah oui, peut-être pas Kévin…
Castlevania ou Akumajō Dracula au Japon est un jeu de plates-formes/Action, c’est le premier jeu d’une longue série qui à l’heure actuelle a dépassé les vingt épisodes. Jeu édité et développé par KONAMI. Sorti dans un premier temps le 26 septembre 1986 sur la Famicom Disk System, périphérique de la Family Computer, plus connu sous le nom de la Famicom. La FDS n’est jamais sortie en dehors du pays du soleil levant et utilisait le support disquette, les sauvegardes étaient donc possibles (comme sur nos Amiga par ailleurs). Par la suite le jeu est donc sorti sur la NES au Etats-Unis et en Europe, puis sur Arcade (fonctionnant sur PlayChoice-10). Et finalement en 1990 le jeu est adapté sur Amiga, Commodore 64 & DOS !
A noter qu’une version MSX2 est sorti quasi-simultanément avec la version NES. Changement de nom pour l’occasion, Castlevania devient Vampire Killer et l’action pur et simple laisse une petite place à l’exploration avec l’apparition de marchands et d’objets à rechercher.
Œil pour œil, sang pour sang…
En 1691, le Comte Dracula alias Vlad Tepes ressuscite d’entre les morts et fait régner la terreur en Transylvanie, région auparavant paisible et propice à la cueillette des girolles… Les villageois aux alentours sont terrorisés et lorsque cela arrive jusqu’aux oreilles de Simon Belmont, chasseur de vampires de formation, son sang ne fait qu’un tour, et il se rend sans attendre, armé de son fouet Vampire Killer, au château de Dracula. Crucifix autour du cou et ceinture en véritable têtes d’ails violettes de Cadours, Simon est bien décidé à remettre de l’ordre dans la région.
Les 6 niveaux, repartis en 18 stages, vous feront traverser le château, de l’entrée à la tour de l’horloge.
Vous trouverez au cours de votre périple diverses armes secondaires, comme la Croix, la Hache, la Dague, l’Eau Bénite, mais aussi la Montre qui elle, figera tous les ennemis à l’écran pour quelques secondes. Pour pouvoir les utiliser, il vous faudra collecter des cœurs cachés dans les nombreuses bougies décorant le magnifique château du Comte ou encore en tuant les ennemis. Un petit cœur correspond à un point et le gros à cinq.
Chaque fin de niveau se voit garder par un boss embauché spécialement pour l’occasion ! Tous issu de la mythologie ou littérature fantastique, attendez-vous à croiser du beau monde comme Igor & Frankenstein, LA MORT ou encore la Méduse, tout ça avant de faire face directement au maître des ténèbres, Dracula en personne, que vous combattrez d’ailleurs sous deux formes différentes…
Et la version Amiga là-dedans ?
Le premier changement notable avec la version NES est graphique. Les couleurs sont beaucoup plus vives sur Amiga, peut-être plus détaillées mais le choix des couleurs dénature complétement l’ambiance du jeu qui restait bien « sombre » sur la console d’origine… A noter que le design de Dracula est particulièrement ridicule avec un pif que même Depardieu envierait…
Deuxième changement et celui-là est rédhibitoire, la maniabilité est vraiment à chier ! Non seulement il y a une latence énorme lorsqu’on donne un coup de fouet, surtout que les ennemis arrivent rapidement et il faut agir très vite, alors imaginez lorsqu’il faut donner un coup en sautant pour toucher un ennemi à la tête, et il ne faut pas être trop près des objets lorsque vous les fouetter sous peine de ne rien toucher du tout, la hit-box est vraiment pourrie également !
Une des meilleures bandes son sur NES est incontestablement celle de Castlevania. Sur Amiga non pas qu’elle ne soit pas bonne, mais plutôt répétitive. C’est simple, on a l’impression d’écouter le même titre du début à la fin de l’aventure.
La difficulté est semblable à l’original, mais du coup, elle prend un sacré coup derrière la tête avec cette maniabilité de merde…
Adapter Castlevania sur Amiga n’était pourtant pas un chantier insurmontable, et pourtant, le constat est sans appel, c’est raté, principalement à cause de cette maniabilité plus qu’hasardeuse. Dommage, car le reste, loin de friser le respect, sauvait les meubles … Non non, retournons le faire sur NES.
LE SAVIEZ-VOUS ?
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Graphismes pas trop mal…
intérêt
45 %